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Abdouhramane Sarr : le reprofilage de la dette sénégalaise aurait pu être évité

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Abdouhramane Sarr : le reprofilage de la dette sénégalaise aurait pu être évité

Dans un contexte de tension budgétaire, le ministre chargé de la dette, Abdouhramane Sarr, affirme que le récent reprofilage était le résultat d’une mauvaise anticipation.

Contexte du reprofilage Le gouvernement sénégalais a signé en août 2026 un accord de reprofilage de la dette qui repousse certaines échéances mais augmente le coût global du service. Cette opération, présentée comme une nécessité pour éviter un défaut, repose sur un mix de créanciers bilatéraux, du FMI et de marchés privés.

Les critiques de Abdouhramane Sarr Dans une interview accordée à PressAfrik, le directeur du Bureau de la dette, Abdouhramane Sarr, a déclaré que « l’histoire prouvera que le reprofilage était évitable ». Il estime que des négociations antérieures, menées avec plus de transparence et de coordination, auraient permis un rééchelonnement moins onéreux.

Risques macroéconomiques Les analystes soulignent que le nouveau profilage accroît la charge d’intérêts et limite la marge de manœuvre budgétaire. Le ratio dette/PIB devrait dépasser 70 % d’ici 2028, ce qui pourrait freiner les investissements publics et privés, et réduire la crédibilité du pays sur les marchés internationaux.

Perspectives et alternatives Pour éviter une spirale d’endettement, Sarr préconise une stratégie de diversification des sources de financement, le renforcement de la mobilisation interne des recettes et une révision des projets d’infrastructure. La coopération avec le FMI et les bailleurs de fonds régionaux reste cruciale pour instaurer un cadre de dette durable.