Air Sénégal : entre pot de lait, drogue et scandale aérien
Perspective Newsroom ·
Une hôtesse de l’air d’Air Sénégal aurait transporté un pot de lait contenant de la cocaïne lors d’un vol Paris‑Dakar.
Contexte du vol
Le 28 septembre 2026, le vol Air Senegal 123, liaison directe Paris‑Dakar, a décollé de l’aérogare Charles‑de‑Gaulle. À bord, une hôtesse de l’air a été aperçue avec un pot de lait en plastique, objet qui, après contrôle aléatoire par les douanes sénégalaises à l’arrivée, a révélé la présence de cocaïne pure, classée « drogue dure ».
Le mécanisme de dissimulation
Selon les premiers rapports de la police douanière, la substance était dissimulée dans le lait, profitant de la perception d’innocuité du produit laitier. L’enquête initiale suggère que la drogue a été introduite à Paris, puis transportée à bord sous le couvert d’un service de rafraîchissement pour l’équipage.
Réactions institutionnelles
L’Autorité de l’Aviation Civile du Sénégal (AAC) a suspendé la licence de l’hôtesse et a ordonné un audit complet des procédures de contrôle des bagages à bord. Le Ministère de la Sécurité a annoncé l’ouverture d’un dossier de trafic de stupéfiants, tandis que les représentants syndicaux d’Air Sénégal réclament une clarification afin d’éviter une stigmatisation du personnel navigant.
Implications géopolitiques et économiques
Le cas met en lumière la vulnérabilité des corridors aériens entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, souvent exploités par les réseaux de trafic de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud. Une dégradation de la réputation d’Air Sénégal pourrait affecter le tourisme et les échanges commerciaux, deux piliers de l’économie sénégalaise.
Perspectives d’enquête
Les autorités sénégalaises coopèrent avec Interpol et les services douaniers français. Un rapport préliminaire est attendu d’ici la fin du mois, qui devra préciser les responsabilités de la compagnie aérienne et les éventuels complicités au sein du personnel.