Bangui, ville morte : la flambée du carburant divise la capitale
Perspective Newsroom ·
Le 12 octobre 2026, Bangui a vécu une journée « ville morte » où les écoles restaient fermées et les services publics ouverts.
Contexte
Le gouvernement centrafricain a annoncé, le 5 octobre, une hausse de 12 % du prix du diesel, justifiée par la hausse du cours du pétrole international et la dépréciation du franc CFA. Cette décision s’inscrit dans un contexte d’inflation généralisée qui touche déjà les denrées alimentaires et le logement.
Réaction des autorités
Les administrations publiques ont maintenu leurs horaires habituels le 12 octobre, mais plusieurs établissements scolaires ont choisi de rester fermés, invoquant la sécurité des élèves et la difficulté d’accès aux transports. Les forces de l’ordre ont été déployées autour des stations-service pour prévenir d’éventuels débordements.
Mobilisation de la société civile
Un consortium de cinq ONG locales, soutenu par des partenaires internationaux, a lancé une campagne « ville morte » pour protester contre la hausse du carburant. Les militants ont organisé des marches silencieuses et demandé une suspension de la nouvelle tarification pendant au moins deux semaines.
Implications économiques et sécuritaires
Les transporteurs informels, qui représentent plus de 60 % des déplacements urbains, ont réduit leurs horaires, provoquant des retards et une hausse du coût du transport pour les usagers. Les commerçants du centre-ville ont dénoncé une perte de chiffre d’affaires estimée à 15 % en une journée, alimentant le débat sur l’équilibre entre mesures fiscales et stabilité sociale.
Perspectives
Le ministère des Finances doit présenter une étude d’impact d’ici la fin du mois. La communauté internationale suit de près la situation, craignant une escalade des tensions sociales qui pourrait affecter la stabilité régionale.