Éthiopie : le TPLF et les milices Fano menacent Abiy
Perspective Newsroom ·
Quatre ans après le cessez‑le‑feu du conflit du Tigré, le gouvernement d’Abiy Ahmed fait face à une nouvelle coalition armée. Le TPLF reprend les tirs tandis qu
Contexte post‑conflictuel
Après le 2022, le TPLF a accepté un cessez‑le‑feu précaire qui n’a jamais été pleinement appliqué. Les tensions politiques ont persisté, alimentées par des accusations de marginalisation et de violations des droits humains.
Re‑escalade du TPLF
En juin 2026, le TPLF a relancé des offensives depuis le nord du Tigré, mobilisant des forces locales et des groupes alliés du sud‑est. Cette reprise s’inscrit dans une stratégie de pression pour renverser le gouvernement et obtenir un nouveau statut fédéral.
L’essor des milices Fano
Parallèlement, les milices Fano, issues du mouvement de défense populaire, se sont organisées dans plusieurs régions (Oromia, Amhara, SNNP). Elles dénoncent l’insuffisance de la sécurité rurale et réclament davantage d’autonomie locale, tout en s’opposant ouvertement à Abiy.
Risques d’une conflagration régionale
L’armée fédérale a lancé une contre‑offensive en octobre 2026, ciblant à la fois le TPLF et les bases Fano. Les opérations militaires menacent de franchir les frontières du pays, suscitant l’inquiétude du Soudan, du Soudan du Sud et des forces de l’UE pour la stabilité du Sahel.
Implications géopolitiques
Le conflit attire l’attention des acteurs internationaux : les États-Unis, l’Union européenne et la Chine surveillent la situation pour leurs intérêts économiques et sécuritaires. Le rôle de l’OTSC et de l’IGAD devient crucial pour éviter une déstabilisation du bassin du Nil.