Football sénégalais : la LSFP refuse le report et lance les championnats le 3 octobre
Perspective Newsroom ·
La Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) maintient le calendrier initial malgré les requêtes de plusieurs clubs, dont le Jaraaf de Dakar. Cette déc
Contexte
La saison 2026‑2027 du championnat sénégalais devait initialement débuter le 3 octobre, selon le calendrier officiel publié en juillet. Dès la mi‑septembre, plusieurs clubs ont formulé des demandes de report, invoquant des problèmes de logistique, des retards de financement et des tensions internes.
Position de la LSFP
Face aux pressions, la LSFP a publié un communiqué le 28 septembre confirmant le maintien du planning. Le dirigeant de la Ligue, Mamadou Diop, a rappelé que « le calendrier a été validé par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) et que tout report aurait des répercussions financières graves ». La décision vise à sécuriser les droits télévisés et les accords de sponsoring déjà signés.
Réactions des clubs
Le Jaraaf de Dakar, champion historique, a exprimé son mécontentement, soulignant que la trésorerie du club reste bloquée depuis plusieurs mois. D’autres équipes, comme le Casa Sports, ont évoqué des difficultés d’accès aux terrains après les travaux de rénovation du stade de Diourbel. Malgré ces plaintes, la LSFP a indiqué que les clubs bénéficieraient d’un « plan de soutien » à définir avec le ministère des Sports.
Implications pour le football sénégalais
Le maintien du lancement le 3 octobre pourrait stabiliser les flux de revenus, mais risque d’accentuer les tensions entre les institutions sportives et les clubs. Un report aurait pu permettre une meilleure préparation des équipes, mais aurait également retardé la distribution des primes liées aux performances en Coupe de la CAF.
Perspectives
Les observateurs notent que la décision s’inscrit dans un contexte plus large de réforme du sport en Afrique de l’Ouest, où les gouvernements cherchent à aligner les calendriers nationaux sur les compétitions continentales. La situation restera à surveiller, notamment en fonction de l’évolution des financements publics et privés.