Guinée : le sac d’eau interdit, quelles solutions ?
Perspective Newsroom ·
Le gouvernement guinéen a annoncé l’interdiction prochaine du sachet d’eau, un produit omniprésent malgré son impact environnemental. Cette mesure pousse les au
Contexte réglementaire
Le ministère de la Santé a publié, le 15 septembre 2026, un décret prévoyant l’interdiction totale des sachets d’eau plastiques d’ici le 31 décembre 2026. Cette décision s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique, qui touche plus de 70 % des foyers guinéens.
Alternatives proposées
Les autorités misent sur trois axes : distribution massive de gourdes réutilisables subventionnées, renforcement du réseau de fontaines publiques et promotion de l’eau embouteillée en bouteilles de 500 ml. Cependant, le coût de ces solutions reste prohibitif pour les ménages à revenu limité.
Réactions du secteur
Les commerçants de sachets, estimant une perte de chiffre d’affaires de 30 %, réclament un allongement du délai de mise en œuvre. Les ONG, comme l’AGPE, demandent parallèlement une campagne d’éducation sur la consommation responsable et le recyclage.
Enjeux géopolitiques et économiques
Cette interdiction pourrait ouvrir la porte à des importations d’eau en bouteilles, favorisant des acteurs étrangers et modifiant les flux commerciaux régionaux. Le gouvernement devra ainsi concilier protection environnementale, sécurité d’approvisionnement et souveraineté économique.