Andry Rajoelina, un an après l'exil : quels horizons ?
Perspective Newsroom ·
Un an après avoir quitté Madagascar pour les Émirats, l’ancien président Andry Rajoelina demeure une figure centrale malgré son absence physique.
Contexte de la fuite
Le 12 octobre 2025, après dix‑huit jours de mobilisation massive de la Génération Z, Andry Rajoelina a cédé le pouvoir et a quitté Antananarivo, se réfugiant aux Émirats arabes unis. Cette décision a suivi des manifestations prolongées, des accusations de fraude électorale et une pression internationale accrue.
Installation aux Émirats
Depuis Abu Dhabi, Rajoelina vit dans un quartier résidentiel discret, entouré de membres proches de son cercle. Bien que loin des projecteurs, il continue de financer des activités politiques via des sociétés offshore, tout en maintenant des contacts réguliers avec les chefs de l’armée malgache.
Influence persistante à Antananarivo
Sur le terrain, les alliés de Rajoelina – notamment des hauts gradés de l’armée et des chefs d’entreprises liées au régime – ont consolidé leur pouvoir. Le gouvernement intérimaire, dirigé par le Premier ministre Christian Ntsay, se trouve confronté à une opposition fragmentée qui peine à s’organiser sans la figure charismatique de Rajoelina.
Enjeux régionaux et internationaux
L’exil de Rajoelina a des répercussions au-delà de Madagascar. Les Émirats, qui accueillent plusieurs dirigeants africains en exil, sont perçus comme un hub diplomatique où les intérêts économiques et sécuritaires se croisent. Parallèlement, l’Union africaine et l’UE surveillent la situation, craignant une déstabilisation qui pourrait affecter la lutte contre le trafic de ressources naturelles et la sécurité maritime de l’océan Indien.