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La maladie rénale touche 14 % des adultes en Afrique, mais l’accès à la dialyse reste limité par des coûts prohibitifs et des infrastructures quasi inexistantes.
L’insuffisance rénale chronique (IRC) touche environ 14 % des adultes en Afrique, soit un patient sur sept, selon les données de l’OMS. Le dépistage tardif et le manque de prise en charge précoce aggravent la progression de la maladie.
Les centres de dialyse sont concentrés dans quelques capitales, notamment Nouakchott, Dakar et Abuja. Environ 80 % des pays sahéliens ne disposent d’aucun néphrologue certifié, ce qui contraint les patients à parcourir de longues distances ou à abandonner le traitement.
Le coût moyen d’une séance de dialyse dépasse trois fois le salaire mensuel moyen dans la plupart des économies ouest‑africaines. Les assurances publiques excluent souvent les soins rénaux, et le financement privé reste limité à une petite élite.
Le professeur Abdellatif Sidy Aly, néphrologue à Nouakchott, appelle à la création de réseaux régionaux de néphrologie et à l’intégration de la prise en charge rénale dans les plans de santé universelle. Des projets pilotes de dialyse à bas coût sont en cours d’évaluation, mais leur déploiement requiert des soutiens financiers internationaux et une volonté politique forte.