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Une étude récente révèle que près d’un dixième des habitants du département de Nioro du Rip sont porteurs du virus de l’hépatite B, soulevant des questions de s
# Contexte sanitaire
La prévalence de l’hépatite B (VHB) dans le département de Nioro du Rip, situé dans la région de Kaolack, a été estimée à 9,8 % selon le rapport publié par PressAfrik le 27 septembre 2026. Cette donnée provient d’une campagne de dépistage menée entre mars et mai 2026, incluant plus de 3 000 volontaires de tous âges.
# Facteurs de prévalence
Plusieurs variables expliquent ce taux élevé : pratiques traditionnelles de scarifications, transmission perinatale, manque de vaccination systématique et faiblesse des structures sanitaires rurales. Le taux de vaccination contre l’hépatite B chez les enfants de moins de 5 ans reste inférieur à 55 % dans la zone, contre 80 % au niveau national.
# Réponse des autorités
Le ministère de la Santé, via la Direction de la Santé Publique, a annoncé un plan d’action ciblé : campagnes de vaccination mobile, formation des agents de santé communautaires et subvention des tests de dépistage. Le Programme élargi de vaccination (PEV) prévoit d’augmenter la couverture vaccinale à 75 % d’ici fin 2027.
# Enjeux socio‑économiques
Outre le coût direct des traitements antiviraux, l’hépatite B impacte la productivité locale, surtout dans un secteur agricole déjà fragilisé par les aléas climatiques. Les pertes de revenus liées aux maladies chroniques augmentent la vulnérabilité des ménages, ce qui peut exacerber les inégalités rurales.
# Perspectives
Les organisations non gouvernementales, dont l’UNICEF et Médecins Sans Frontières, envisagent de soutenir le dispositif de dépistage gratuit et de renforcer la sensibilisation dans les écoles. La surveillance épidémiologique devra être maintenue pour détecter d’éventuelles flambées et ajuster les stratégies de prévention.