Le député nationaliste a déposé une plainte pour injure publique contre l’influenceuse Noura Ba, alors que celle‑ci fait déjà l’objet d’une enquête cybersécurité.
Contexte juridique
Le 12 octobre 2026, le député Papa Tahirou Sarr a présenté une plainte pour injure publique auprès du procureur de la République à Dakar. Cette démarche intervient alors que Noura Ba, influenceuse très suivie, est déjà poursuivie pour des publications jugées contraires aux bonnes mœurs par la Division spéciale de cybersécurité (DSC).
Le rôle de la Division spéciale de cybersécurité
Créée en 2024, la DSC a pour mission de surveiller les contenus numériques susceptibles d’inciter à la violence ou de porter atteinte à l’ordre public. En septembre 2026, elle a déjà déféré Noura Ba au parquet pour des messages jugés incitatifs, ouvrant la voie à une procédure pénale.
Enjeux politiques et sociétaux
Le cas soulève une question centrale : jusqu’où l’État sénégalais peut‑il intervenir dans les discours publics sans empiéter sur la liberté d’expression ? Les députés, soucieux de protéger leur image, voient dans ces procédures un outil de défense, tandis que les défenseurs des droits numériques redoutent un encadrement excessif.
Perspectives d’évolution
Si la plainte de Sarr aboutit à une condamnation, elle pourrait renforcer le cadre législatif encadrant les réseaux sociaux. Une éventuelle révision du Code pénal pour inclure des délits d’injure en ligne est à l’étude, ce qui aurait des répercussions sur l’ensemble de la communauté des créateurs de contenus numériques au Sénégal et dans la sous‑région ouest‑africaine.