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Programme « Un étudiant, un ordinateur » : révélations explosives du ex‑ministre Daouda Ngom

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Programme « Un étudiant, un ordinateur » : révélations explosives du ex‑ministre Daouda Ngom

Lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire, l’ancien ministre Daouda Ngom a détaillé les dysfonctionnements du programme d’équipement informatique scolaire.

Contexte du programme Le dispositif « Un étudiant, un ordinateur » a été lancé en 2025 par le ministère de l’Enseignement supérieur avec l’ambition de fournir un ordinateur portable à chaque élève du secondaire. Le budget annoncé, 12 milliards de FCFA, était destiné à réduire la fracture numérique et à soutenir la transition digitale des établissements.

Les premières alertes Selon Ngom, trois jours après sa prise de fonction le 15 septembre 2025, il a été informé de retards de livraison et de problèmes de conformité des spécifications techniques. Les fournisseurs retenus pour l’édition 2025 auraient signé des marchés sans appel d’offres public, contournant les procédures habituelles.

Enjeux de la passation des marchés Ngom soutient que les contrats ont été conclus avec l’entreprise XYZ Tech, liée à des responsables du ministère, alors que des offres concurrentes plus compétitives existaient. Cette situation aurait entraîné un surcoût estimé à 30 % du budget initial, aggravant la dette publique.

Conséquences pour les élèves et le système éducatif Les retards ont laissé plus de 150 000 lycées sans matériel au début de l’année scolaire 2025‑2026. Les enseignants signalent une incapacité à intégrer les outils numériques dans leurs cours, ce qui compromet les objectifs de modernisation annoncés. La commission parlementaire examine désormais les possibilités de résiliation des contrats et de remboursement des sommes indûment versées.

Perspectives d’enquête La commission d’enquête, présidée par le député Mamadou Diop, prévoit de publier un rapport préliminaire d’ici fin décembre 2026. Des mesures de renforcement de la transparence des marchés publics sont attendues, ainsi qu’une éventuelle révision législative pour prévenir de futurs abus.