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Accroché à Maputo (1-1) par une vaillante équipe mozambicaine, le Sénégal essuie les critiques acerbes du consultant Rémy Ngono. Cet accroc tactique met en lumi
Attendu comme le rouleau compresseur de sa poule éliminatoire, le Sénégal a trébuché sur la pelouse de l'Estádio do Zimpeto à Maputo face au Mozambique (1-1). Incapables de verrouiller leur avantage initial ou d'imposer l'intensité physique et technique qui a fait leur réputation sur la scène continentale, les Lions de la Teranga ont buté sur un bloc mozambicain discipliné et entreprenant. Ce partage des points, au-delà de la comptabilité brute des qualifications, met à nu des carences récurrentes d'animation offensive et un manque d'adaptation aux pièges tendus par les équipes dites intermédiaires en Afrique australe.
Invité sur les ondes de Radio Foot International (RFI), le célèbre éditorialiste et consultant camerounais Rémy Ngono n'a pas ménagé les hommes de la sélection sénégalaise. Qualifiant ce résultat de régression sportive, le polémiste a pointé du doigt ce qu'il perçoit comme une autosuffisance préjudiciable face à un adversaire dont la valorisation marchande globale reste très modeste comparée aux cadors sénégalais évoluant dans l'élite européenne. Pour Ngono, le Sénégal a failli dans son devoir de standing, trahissant un manque d'engagement et de rigueur stratégique indigne d'un prétendant absolu aux trophées majeurs.
Ce match nul illustre surtout la réduction tangible des écarts technico-tactiques au sein de la Confédération Africaine de Football (CAF). Les Mambas mozambicains, sous l'impulsion de politiques de formation plus rigoureuses et d'une intégration accrue de leurs cadres dans les championnats régionaux et européens de second rang, ne complexent plus face aux géants d'Afrique de l'Ouest. La sanctuarisation des victoires faciles à l'extérieur pour les sélections d'Afrique de l'Ouest est révolue : le Mozambique a su exploiter la fébrilité sénégalaise dans les transitions pour arracher une parité historique, validant sa propre progression structurelle.
À Dakar, l'écho de cette sortie en demi-teinte et des critiques de Ngono amplifie l'impatience du public et des observateurs. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF), engagée dans une quête de pérennisation de ses succès, voit son modèle de gestion mis à l'épreuve. Toute contre-performance face à des adversaires du second chapeau réveille le débat sur le renouvellement des cadres, la flexibilité du plan de jeu et la dépendance envers des individualités. Pour les Lions, le prochain cycle de matches exigera une réponse autoritaire afin de dissiper le doute naissant quant à leur capacité à dominer le continent sans fléchir.