Laboratoire vétérinaire de Saint‑Louis financé par la FAO : un levier pour la sécurité agroalimentaire du Sénégal
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Le nouveau laboratoire régional de contrôle et d’analyses vétérinaires, doté d’un financement de 258,8 M FCFA par la FAO, sera bientôt réceptionné à Saint‑Louis
Contexte et enjeux
Le laboratoire régional de contrôle et d’analyses vétérinaires de Saint‑Louis, situé dans le nord‑ouest du pays, bénéficie d’un financement de 258,8 millions de FCFA octroyé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Conçu pour couvrir l’ensemble du secteur de la production animale, il remplacera des installations vieillissantes et répondra aux exigences sanitaires internationales croissantes.
Implications politiques
Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale « Sénégal 2030 », qui vise à diversifier les exportations agricoles et à renforcer la gouvernance sanitaire. Le ministère de l’Agriculture, dirigé par le ministre Amadou Sall, a présenté le laboratoire comme un symbole de coopération internationale et de volonté politique de protéger la santé publique.
Retombées économiques
Avec une capacité de 30 analyses quotidiennes, le laboratoire permettra d’accélérer les certifications sanitaires nécessaires à l’exportation de viande, de volaille et de produits laitiers. Les prévisions de la Banque ouest‑africaine estiment que le renforcement du contrôle sanitaire pourrait augmenter les recettes d’exportation de 5 à 8 % d’ici 2028, soit plusieurs dizaines de millions de dollars.
Dimensions sociales et régionales
La création d’un centre de haute technologie à Saint‑Louis génère directement 150 emplois et stimule les formations locales en biologie vétérinaire. Sur le plan régional, le laboratoire servira également les pays voisins (Mauritanie, Mali), renforçant le rôle du Sénégal comme hub sanitaire de l’Afrique de l’Ouest.
Perspectives internationales
Le financement de la FAO témoigne de l’intérêt croissant des organisations multilatérales pour la sécurisation des chaînes d’approvisionnement alimentaire en Afrique. Le laboratoire pourrait devenir un modèle pour d’autres projets similaires, notamment dans le cadre du Programme de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PSAN) de la Banque mondiale.
Prochaine étape
La réception officielle, prévue pour fin octobre 2026, sera suivie d’une période de qualification de six mois avant le démarrage complet des activités. Un comité de suivi tripartite (FAO, gouvernement sénégalais, acteurs privés) sera mis en place pour garantir la conformité aux standards OIE.