Thierno Alassane Sall dénonce la paralysie politique du Sénégal : des promesses de rupture au statu quo
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Le député Thierno Alassane Sall accuse le pays d’être « otage » d’une classe dirigeante élue sur des promesses de rupture qui n’ont pas été tenues.
Contexte et déclaration de Thierno Alassane Sall
Le 29 septembre 2026, lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall a déclaré que le Sénégal était « otage de dirigeants élus sur des promesses de rupture ». Cette prise de parole intervient alors que le Parlement se trouve sous pression pour légiférer sur la réforme du code des investissements et la révision du budget 2027.
Les promesses de rupture : du programme électoral aux résultats concrets
En 2022, le parti au pouvoir, soutenu par la coalition présidentielle, a promis une refonte du système fiscal, la diversification de l’économie au-delà du cacao et du tourisme, ainsi que la lutte contre la corruption. Six ans plus tard, les indicateurs macroéconomiques montrent une croissance ralentie à 2,1 % et une dette publique qui atteint 73 % du PIB. Les réformes attendues peinent à sortir du cadre parlementaire, alimentant le sentiment d’impasse exprimé par Sall.
Conséquences politiques et sociales
L’impasse législative a déclenché des manifestations sporadiques à Dakar et dans les principales villes régionales. Les organisations de la société civile dénoncent une gouvernance « déconnectée » des besoins des populations rurales, où le taux de pauvreté reste supérieur à 30 %. Le climat de défiance renforce les clivages entre l’establishment et les forces d’opposition, notamment les partis de la coalition d’opposition qui réclament un référendum d’initiative populaire.
Enjeux régionaux et perspectives d’avenir
Le Sénégal, pilier de la CEDEAO, voit son influence régionale menacée si le statu quo persiste. Les partenaires internationaux – UE, Banque mondiale et FMI – conditionnent leurs programmes d’aide à des réformes structurelles qui ne sont pas encore engagées. La prochaine échéance électorale, prévue en 2027, constitue un moment critique : les électeurs pourraient se tourner vers des candidats anti‑incumbents, accentuant les risques d’instabilité.
Conclusion
Le discours de Thierno Alassane Sall met en lumière un fossé grandissant entre les promesses de rupture et les actions concrètes du gouvernement. Sans un effort de réconciliation entre les forces politiques et une mise en œuvre rapide des réformes, le Sénégal risque de rester « otage » de son propre système politique.