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Le Ghana se retrouve au cœur d'une controverse où des bouquets confectionnés avec de vrais billets sont perçus comme un symbole festif d'un côté, et comme une atteinte à la souveraineté monétaire de l'autre.
Depuis deux ans, les bouquets d'argent – arrangements floraux où les fleurs sont remplacées par des billets de banque authentiques – ont envahi les mariages, les anniversaires et les cérémonies de remise de diplômes au Ghana. Vendus à des prix pouvant atteindre plusieurs centaines de dollars, ils sont perçus comme un signe d’opulence et de soutien économique aux familles.
Début octobre 2026, la police ghanéenne a arrêté sept femmes accusées d’avoir fabriqué et commercialisé ces bouquets. Les enquêteurs invoquent l’article 322 du Code pénal, qui prohibe toute utilisation de la monnaie à des fins non officielles, estimant que ces objets constituent une falsification indirecte et portent atteinte à la confiance du public dans la monnaie nationale.
Le ministère des Finances a rappelé que la plupart des États ouest‑africains – Côte d’Ivoire, Sénégal, Kenya – ont déjà criminalisé l’usage de billets dans des objets décoratifs. Les défenseurs culturels, quant à eux, arguent que les bouquets sont une évolution moderne d’une tradition de cadeaux en monnaie, ancrée dans la société ghanéenne depuis l’indépendance.
Au-delà du cas ghanéen, l’affaire met en lumière la vulnérabilité des économies africaines face à la manipulation symbolique de la monnaie. Si le phénomène se répand, il pourrait compliquer les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent et de stabilisation des devises locales, tout en suscitant des réponses coordonnées au niveau de la CEDEAO.
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For the past two years, silver bouquets – floral arrangements built from genuine banknotes – have become a staple at weddings, birthdays and graduation ceremonies in Ghana. Priced at several hundred dollars, they are marketed as a status symbol and a tangible way to support family finances.
In early October 2026, Ghanaian police detained seven women for producing and selling these bouquets. Prosecutors cited article 322 of the Penal Code, which bans any non‑official use of currency, arguing that the objects amount to indirect counterfeiting and erode public confidence in the national currency.
The Ministry of Finance reminded that many West African states – Ivory Coast, Senegal, Kenya – already criminalise decorative uses of banknotes. Cultural advocates counter that the bouquets are a modern twist on a long‑standing tradition of gifting money, deeply rooted in Ghanaian society since independence.
Beyond Ghana, the case highlights how symbolic manipulation of money can threaten fragile African economies. If the practice spreads, it may complicate anti‑money‑laundering efforts and currency‑stabilisation policies, prompting a coordinated response within ECOWAS.