L’ancien directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports, Moussé Dior Diop, propose un cadre juridique, une gouvernance renforcée et des financements novateurs pour exploiter le sport comme levier de croissance nationale.
Contexte
Le sport occupe une place centrale dans la société sénégalaise, mais son potentiel économique reste sous‑exploité en raison d’un vide législatif. L’absence d’une loi‑sport claire freine les investissements privés et limite la monétisation des droits de diffusion.
Enjeux juridiques
Moussé Dior Diop, ancien directeur de cabinet du ministère, souligne que la première condition pour transformer le sport en pilier économique est l’instauration d’un cadre juridique adapté. Ce texte devrait définir les droits de propriété intellectuelle, les règles de gouvernance des fédérations et les mécanismes de contrôle des investissements.
Gouvernance et financement
L’expert propose une gouvernance multipartite réunissant l’État, les instances sportives et le secteur privé. Il suggère des financements hybrides : fonds publics dédiés, partenariats public‑privé (PPP) et incitations fiscales pour les sponsors et les investisseurs étrangers.
Perspectives régionales
Dans le contexte ouest‑africain, le modèle sénégalais pourrait inspirer les voisins. Un cadre robuste permettrait de sécuriser les droits de diffusion régionaux, d’attirer les ligues internationales et de créer des emplois durables dans les infrastructures sportives.