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APR : Anatomie d'une décadence et perte de contrôle de Macky Sall sur son parti

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APR : Anatomie d'une décadence et perte de contrôle de Macky Sall sur son parti

L'Alliance pour la République traverse une zone de turbulences inédite marquée par des défections en cascade et un silence assourdissant de sa direction. Face a

Un parti en panne de leadership

L'Alliance pour la République (APR) fait face à une crise existentielle majeure. Depuis le départ du pouvoir de Macky Sall, la formation politique montre des signes évidents d'essoufflement. L'absence de l'ancien chef de l'État, retiré de la vie politique active quotidienne, laisse un vide stratégique que personne ne parvient à combler au sein de l'appareil partisan.

La saignée des cadres et la transhumance

Le symptôme le plus visible de cette déliquescence réside dans la multiplication des départs et des ralliements opportunistes. Plusieurs maires et figures de premier plan n'hésitent plus à répondre aux sollicitations de la nouvelle majorité présidentielle, notamment celle menée par Bassirou Diomaye Faye. Cette transhumance politique illustre la volatilité des loyautés dès lors que les leviers de l'État échappent au contrôle du parti.

Le piège de l'attentisme

Au-delà des défections individuelles, c'est l'absence de réaction collective qui inquiète les observateurs de la vie politique sénégalaise. L'APR brille par son silence face aux réorientation politiques du nouveau régime. Incapable de formuler une critique constructive ou de proposer une alternative crédible, le parti se recroqueville sur des luttes de positionnement interne.

L'avenir incertain de l'opposition

La dislocation progressive de l'APR rebat les cartes de l'opposition au Sénégal. Le vide laissé par l'hégémonie passée de ce parti contraint l'ensemble de la classe politique à repenser les équilibres institutionnels et électoraux, ouvrant la voie à une recomposition profonde du paysage politique national.