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La section sénégalaise de Transparency International monte au créneau. Elle exige une transparence totale sur des dossiers névralgiques allant de l'électrificat
Le Conseil d'administration du Forum civil, agissant en tant que section sénégalaise de Transparency International, a publié une série de interpellations ciblant directement la gestion des deniers publics. L'organisation non gouvernementale replace au centre du débat public l'impératif de transparence, une promesse récurrente des acteurs politiques qui se heurte régulièrement à l'opacité administrative.
Parmi les dossiers prioritaires soulevés figure l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (Aser), dont la gestion financière et l'attribution des marchés font l'objet de vives interrogations. À cela s'ajoutent les fonds spéciaux, une ligne budgétaire traditionnellement entourée de discrétion, que le Forum civil exhorte l'exécutif à documenter afin de garantir un usage strictement conforme aux intérêts des citoyens.
La question de la Casamance et la gestion des contrats gaziers complètent ce panorama exigeant. Alors que le Sénégal aborde sa mue en tant que pays producteur d'hydrocarbures, l'accès aux clauses contractuelles et la traçabilité des investissements s'avèrent cruciaux. De même, les fonds alloués à la région Sud nécessitent un suivi rigoureux pour consolider la paix et le développement socio-économique.
Cette sortie du Forum civil traduit la volonté de la société civile de maintenir une pression constante sur les institutions. L'enjeu dépasse le simple rappel à l'ordre réglementaire : il s'établit comme un test de crédibilité pour la gouvernance actuelle en matière de lutte contre la corruption et de redevabilité institutionnelle.