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Suite à sa récente nomination à la tête de l'Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASERGMV), Ansoumana Sané s'est exprimé sur les priorités de son action. Cette prise de fonction intervient dans un contexte climatique sous haute tension pour la bande sahélienne.
La nomination d'Ansoumana Sané à la tête de l'Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte (ASERGMV) marque un tournant dans la gestion des politiques environnementales du pays. Face aux urgences écologiques qui frappent le Sahel, le nouveau responsable hérite d'une structure stratégique dont la mission dépasse largement le simple reboisement : il s'agit d'enrayer l'avancée du désert et de préserver les moyens de subsistance des populations rurales.
Dans ses premières déclarations relayées par Seneweb, Ansoumana Sané a tenu à saluer la confiance placée en lui tout en mesurant l'ampleur de la tâche. Sa feuille de route implique une refonte de l'efficacité opérationnelle de l'agence, une meilleure coordination avec les communautés locales et l'optimisation des partenariats internationaux mobilisés autour de l'initiative panafricaine de la Grande Muraille Verte.
Le Sénégal, à l'instar des autres pays membres de l'initiative, fait face à une dégradation accélérée des terres arables, à l'accentuation des sécheresses et à l'exode rural induit par les chocs climatiques. L'action d'Ansoumana Sané sera scrutée sur sa capacité à transformer les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain, notamment en matière de restauration des sols et de création d'emplois verts pour la jeunesse.
Au-delà des aspects purement techniques de la sylviculture, ce changement de direction à l'ASERGMV soulève la question de la gouvernance des fonds dédiés au climat. L'impératif de transparence et d'impact mesurable sera la boussole incontournable pour légitimer l'action de l'agence auprès des bailleurs de fonds et des populations directement concernées.