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En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s'est abstenu d'écarter l'option d'une dissolution de l'Assemb
Interrogé sur l'avenir de l'institution parlementaire, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi de ne pas fermer la porte à une dissolution de l'Assemblée nationale. Cette sortie, effectuée depuis New York en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, résonne comme un avertissement politique majeur à l'adresse de la classe politique sénégalaise et des équilibres institutionnels en place.
Cette déclaration prend tout son poids géopolitique et institutionnel dans un climat marqué par des divergences croissantes au sommet de l'exécutif et de la majorité. D'un côté, le chef de l'État évalue ses marges de manœuvre constitutionnelles ; de l'autre, l'hémicycle reste dominé par le Pastef, sur fond de relations complexes avec Ousmane Sonko. La perspective d'un retour aux urnes devient ainsi un outil potentiel de clarification de la ligne politique.
La Constitution sénégalaise encadre strictement le recours à la dissolution, fixant une période d'immunité initiale pour l'Assemblée élue. À quelques semaines seulement de l'expiration de ce délai légal, le président Diomaye Faye se positionne pour faire de cette prérogative un levier décisif. L'échéance approche, transformant chaque prise de parole présidentielle en un indicateur avancé de la stratégie institutionnelle à venir.
Une telle décision, si elle était actée, redessinerait profondément la carte politique du pays et testerait la résilience de la coalition au pouvoir. Alors que le Sénégal fait face à d'importants défis économiques et sociaux, la stabilité de l'appareil législatif demeure un paramètre critique pour les investisseurs et les partenaires internationaux du pays.