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Face aux zones d'ombre entourant l'attribution du marché d'électrification rurale entre l'ASER et AEE Power, le Groupe de suivi citoyen monte au créneau. Cette
Le dossier de l'électrification rurale au Sénégal franchit un nouveau palier de crispation institutionnelle. Le Groupe de suivi citoyen du dossier ASER/AEE Power exige désormais des autorités et des parties prenantes une mise à plat totale des termes de ce contrat hautement stratégique. L'enjeu dépasse le simple cadre contractuel : il touche directement à l'efficacité de la dépense publique et à la crédibilité des politiques d'accès universel à l'énergie dans les zones reculées.
Au cœur des préoccupations de la société civile figurent les conditions d'attribution, l'exécution financière et les critères techniques ayant prévalu dans la contractualisation entre l'Agence Sénégalaise d'Électrification Rurale (ASER) et la firme AEE Power. Alors que l'accès à l'électricité demeure un levier décisif de développement socio-économique dans les territoires ruraux, l'opacité perçue dans la conduite de tels projets alimente la défiance et fragilise le pacte républicain.
Cette sortie du Groupe de suivi citoyen illustre la mutation des rapports de force entre les structures étatiques et les plateformes citoyennes en Afrique de l'Ouest. Désormais, la commande publique en matière d'infrastructures énergétiques est scrutée à la loupe par des experts indépendants et des observateurs vigilants. L'exigence de transparence n'est plus négociable, particulièrement dans des secteurs capitalistiques où les retards d'exécution pénalisent directement les populations.
Au-delà du cas spécifique ASER/AEE Power, cette interpellation pourrait faire office de jurisprudence pour l'ensemble du secteur énergétique sénégalais. La pression exercée par la société civile appelle à une révision des mécanismes de contrôle ex-ante et ex-post des grands projets d'infrastructure. Pour le gouvernement, répondre à ces interrogations avec rigueur constituera un test majeur de son engagement en faveur de la transparence et de la rupture dans la gestion des deniers publics.