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Face à la dégradation marquée des finances publiques anticipée dans le projet de loi de finances rectificative 2026, le député Seydou Diouf monte au créneau. Il
Le débat sur la trajectoire financière de l'État sénégalais franchit un nouveau cap. L'examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 met en lumière une explosion du déficit et une hausse continue des dépenses publiques. Dans ce contexte macroéconomique sous tension, la voix de Seydou Diouf vient bousculer le consensus mou en posant un diagnostic sans concession sur la santé financière du pays.
Pour l'élu, la structure actuelle du service de la dette asphyxie les marges de manœuvre budgétaires de l'exécutif. Le reprofilage de la dette apparaît dès lors non pas comme une option technique parmi d'autres, mais comme une nécessité vitale. Allonger les maturités et lisser le profil de remboursement permettraient de libérer des ressources indispensables pour soutenir l'investissement productif, au lieu de voir l'essentiel des recettes fiscales aspiré par le service de la dette.
Au-delà de la question souveraine de la dette, Seydou Diouf pointe du doigt l'inefficacité des politiques d'aide généralisée. Le ciblage rigoureux des subventions constitue le second pilier de son plaidoyer. Maintenir des subventions indifférenciées grève inutilement le budget de l'État sans garantir que les couches réellement vulnérables en tirent profit. Une transition vers des transferts ciblés est présentée comme le seul moyen de concilier rigueur budgétaire et paix sociale.
Cette sortie intervient alors que le gouvernement doit composer avec des exigences accrues de discipline budgétaire, dictées tant par la réalité des marchés financiers que par le regard des partenaires techniques et financiers. La capacité de l'État à transformer ces recommandations en actes concrets dans le PLFR 2026 sera un indicateur décisif de sa crédibilité économique à moyen terme.