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Crédité de seulement cinq voix lors du troisième scrutin indicatif du Conseil de sécurité, l'ancien président sénégalais voit ses ambitions onusiennes compromis
La trajectoire de Macky Sall vers la tête des Nations unies marque le pas. Lors du troisième scrutin indicatif du Conseil de sécurité tenu ce vendredi 18 septembre 2026, l'ancien chef de l'État sénégalais s'est contenté de cinq voix qualifiées « d'encourageantes » par ses partisans, mais jugées insuffisantes par les observateurs avertis de la diplomatie internationale. Cette contre-performance traduit une érosion manifeste de son socle d'appuis au sein des instances décisionnelles onusiennes.
L'ex-dirigeant sénégalais se retrouve désormais distancé dans les équilibres géopolitiques globaux. Des personnalités telles que Rebecca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett le devancent nettement dans les suffrages indicatifs. Plus préoccupant encore pour sa diplomatie d'influence, il se fait désormais égaler par des profils comme Olara Otunnu et Rafael Grossi, réduisant drastiquement ses marges de manœuvre pour inverser la tendance.
Au-delà de la scène internationale, cette séquence onusienne met en lumière les difficultés de reconversion des anciens dirigeants africains sur la scène multilatérale. Le bilan de fin de mandat de Macky Sall à Dakar, marqué par des soubresauts politiques internes intenses, continue d'influencer négativement la perception de sa stature d'homme d'État consensuel, un prérequis pourtant indispensable pour prétendre à la succession au sommet de l'ONU.
Face à l'arithmétique implacable du Conseil de sécurité, la question d'un retrait ou d'une réorientation stratégique se pose avec acuité. Maintenir une candidature affaiblie expose l'ancien président à une sortie de piste diplomatique humiliante. Le moment est venu pour ses conseillers d'évaluer l'opportunité d'une transition vers d'autres sphères d'influence internationale, loin des projecteurs onusiens.