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Le parti Pastef-Les Patriotes a opposé un démenti formel aux déclarations d'Abdoul Ahad Ndiaye concernant le contrôle technique de ses plateformes numériques. U
Dans un communiqué au ton particulièrement offensif, le parti Pastef-Les Patriotes est monté au créneau pour balayer d'un revers de main les affirmations d'Abdoul Ahad Ndiaye, ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens. Ce dernier avait affirmé, lors de son passage sur le plateau de l'émission « L'Invité de MNF » diffusée sur 7TV, détenir la haute main sur le contrôle du nom de domaine employé par le parti au pouvoir, allant jusqu'à formuler des menaces à peine voilées.
Au-delà de la joute verbale, cet épisode met en lumière la centralité des infrastructures numériques dans l'arène politique ouest-africaine. Les partis politiques, qu'ils soient dans l'opposition ou aux responsabilités, dépendent de plus en plus de canaux de communication dématérialisés pour mobiliser leur base et structurer leur narratif. La revendication d'un contrôle technique sur ces actifs par un membre du gouvernement touche directement au cœur de la sécurité informatique et de l'indépendance organisationnelle des formations politiques.
L'implication d'un membre de l'exécutif dans des questions de gestion de noms de domaine et de plateformes partisanes soulève des interrogations fondamentales sur la séparation des prérogatives étatiques et partisanes. Si les autorités cherchent à réguler l'écosystème numérique national, l'amalgame entre administration publique et gestion des outils de communication d'un parti politique alimente la défiance et fragilise l'équité institutionnelle.
Cette polémique préfigure les batailles futures autour de la gouvernance d'Internet et de la régulation des contenus au Sénégal. Alors que le numérique demeure le principal vecteur de mobilisation civique et contestataire, la maîtrise des infrastructures critiques devient un enjeu de puissance majeur. Pastef entends ainsi marquer sa ligne rouge, refusant toute ingérence administrative dans son architecture numérique.