SenPerspective · Afrique
Perspective Newsroom ·

La répression de la marche de l'opposition contre le changement constitutionnel à Kinshasa met en lumière l'utilisation de milices paramilitaires affiliées au p
Le 15 septembre 2026, la capitale congolaise a été le théâtre d'affrontements suite à l'interdiction et à la dispersion musclée d'une manifestation organisée par le bloc d'opposition C64. Portée par des revendications hostiles à tout projet de modification de la Loi fondamentale, la mobilisation a été étouffée avant même d'atteindre son point de ralliement.
Au cœur des accusations documentées par les organisations de défense des droits humains figure le groupe dénommé « Forces du progrès ». Structurée comme une milice officieuse liée au parti au pouvoir, cette entité est ouvertement pointée du doigt par le mouvement citoyen Lucha et d'autres acteurs de la société civile pour son rôle actif dans les exactions et la traque des manifestants aux côtés des forces de l'ordre régulières.
Saisie de la question, la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) a acté la gravité des violations commises lors de cette journée. Ce constat institutionnel vient corroborer les alertes répétées des observateurs locaux quant à la militarisation de l'espace civique et à l'impunité dont jouissent des supplétifs armés non étatiques au mépris des garanties constitutionnelles.
Cette séquence illustre la fragilité des contre-pouvoirs en République démocratique du Congo, où la ligne de démarcation entre les institutions de l'État et les structures supplétives des partis politiques tend à s'effacer. La persistance de telles méthodes de répression hypothèque durablement toute perspective de décrispation politique à l'approche des échéances institutionnelles.