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Suite à son éviction de la tête de la SODAGRI, le coordonnateur départemental de PASTEF à Kolda, Famara Mané, a brisé le silence. Entre réaffirmation de sa ligne politique et gestion des équilibres internes, cette décision illustre les arbitrages délicats du pouvoir en Casamance.
L'éviction de Famara Mané de ses fonctions au sein de la Société de Développement Agricole et Industriel (SODAGRI) marque un tournant dans la gestion des nominations publiques post-alternance. Coordonnateur départemental de PASTEF à Kolda, M. Mané occupait une position stratégique à la croisée des politiques publiques de développement rural et de l'implantation locale du parti au pouvoir.
Plutôt que de verser dans la confrontation ouverte, Famara Mané a choisi de canaliser sa réaction autour d'un mot d'ordre central : la fidélité indéfectible à PASTEF. En réaffirmant son engagement envers le projet présidentiel, il cherche à neutraliser les lectures hâtives d'une fronde locale tout en consolidant sa légitimité auprès de la base militante dans le Fouladou.
Au-delà du cas personnel de Famara Mané, ce mouvement à la SODAGRI met en lumière les tensions inhérentes à la cohabitation entre impératifs de performance technique dans les agences étatiques et exigences de représentation politique. Kolda, région agricole par excellence, demeure un bastion électoral hautement disputé où chaque équilibre institutionnel est scruté à la loupe par les observateurs et les oppositions locales.
Ce épisode souligne la nécessité pour le pouvoir central de fluidifier la communication entre ses structures déconcentrées et son appareil politique. La gestion de l'après-limogeage de figures locales influentes constituera un test grandeur nature pour la cohésion de PASTEF dans le sud du pays à l'approche des prochaines échéances électorales.