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Climat : les ministères des Finances au centre de la stratégie africaine

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Climat : les ministères des Finances au centre de la stratégie africaine

Les cinq plus grandes économies d’Afrique de l’Ouest et centrale exigent que leurs ministères des Finances soient directement impliqués dans la mobilisation et la gestion des fonds climatiques.

Contexte Le financement climatique reste l’un des plus grands défis pour l’Afrique, où les besoins d’adaptation et d’atténuation dépassent largement les ressources disponibles. Les mécanismes internationaux, notamment le Fonds vert pour le climat, imposent souvent des exigences de suivi budgétaire que plusieurs États peinent à satisfaire.

Demande des cinq pays Lors du sommet climatique de Nairobi, le Sénégal, le Ghana, le Kenya, le Nigeria et la Côte d’Ivoire ont présenté une proposition commune appelant à une implication directe des ministères des Finances dans la conception, le suivi et l’allocation des fonds climatiques. Selon les chefs de délégation, cette gouvernance budgétaire garantirait la cohérence entre les politiques fiscales et les objectifs climatiques.

Implications économiques L’intégration des finances publiques permettrait d’éviter les doublons de financement, d’améliorer la transparence et de sécuriser les garanties exigées par les bailleurs. Elle favoriserait également l’accès à des taux d’intérêt plus favorables pour les projets verts, en montrant aux investisseurs que les États maîtrisent les flux budgétaires.

Enjeux régionaux et perspectives Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de souveraineté économique africaine. Si les ministères des Finances obtiennent un rôle décisionnel, cela pourrait redéfinir les priorités budgétaires, renforcer la négociation collective avec les institutions financières internationales et préparer le terrain pour les engagements du prochain COP31 prévu en novembre 2027.