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Entre 2020 et 2025, le pourcentage de consultations liées à la fertilité a triplé, passant de 15 % à 35 %.
En 2020, seules 15 % des patients gynécologiques cherchaient de l’aide pour la fertilité. En 2025, ce chiffre atteint 35 %, soit une multiplication par trois, selon le Dr Ndèye Khady Séne, gynécologue à l’hôpital régional El‑Hadji Ibrahima Niass.
Plusieurs variables convergent : le report de l’âge du premier mariage, la montée des polluants environnementaux et l’insuffisance d’accès aux techniques de procréation assistée. Ces éléments augmentent la prévalence de l’infertilité et la demande de soins spécialisés.
Le ministère de la Santé a lancé en 2022 un programme de sensibilisation et de formation des praticiens, mais le financement demeure limité. Les structures publiques peinent à absorber le flux croissant de patients, créant des temps d’attente prolongés.
Le phénomène n’est pas isolé au Sénégal ; plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest enregistrent des tendances similaires, alimentées par des dynamiques démographiques et climatiques communes. Une coopération régionale et le soutien d’organismes internationaux pourraient renforcer les capacités locales.
Une stratégie intégrée devrait associer prévention environnementale, subvention des traitements de fertilité et amélioration de la formation médicale. Sans action concertée, le système de santé risque d’être submergé, aggravant les inégalités d’accès aux soins reproductifs.