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Sonko piège Faye à l’Assemblée : manœuvre politique décisive

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Sonko piège Faye à l’Assemblée : manœuvre politique décisive

Dans un scénario inattendu, le député Ousmane Sonko a orchestré une contre‑attaque qui a mis le président de la majorité, Bassirou Diomaye Faye, en difficulté.

Contexte Le 25 octobre 2026, l’Assemblée nationale a été le théâtre d’une séance exceptionnelle marquée par une motion déposée par le député Ousmane Sonko, leader du parti d’opposition Pastef‑Liberté. La motion, présentée sous le titre « Réforme de la gouvernance parlementaire », visait à réexaminer les procédures de vote des commissions, mais contenait un amendement ciblant directement le mode de nomination du président de la majorité, Bassirou Diomaye Faye.

La stratégie de Sonko Sonko a exploité une faille procédurale : la motion a été inscrite à l’ordre du jour à la dernière minute, contournant le calendrier habituel de consultation. En mobilisant un groupe de députés indépendants et en invoquant la transparence, il a suscité un débat qui a rapidement détourné l’attention des projets de loi en cours. Le texte amendé propose que le président de la majorité soit élu par un vote secret, ce qui, selon les analystes, affaiblit la position de Faye, traditionnellement soutenue par le parti présidentiel.

Réaction de Bassirou Diomaye Faye Confronté à cette manœuvre, le président de la majorité a d’abord cherché à parlementer le texte en proposant des amendements modificateurs, avant de recourir à une motion de clôture. Cette dernière a été rejetée à la majorité simple, laissant le texte initial intact et exposant la vulnérabilité de l’alliance entre le parti présidentiel et la majorité parlementaire.

Implications pour le paysage politique sénégalais L’incident met en lumière la montée en puissance de l’opposition et la capacité de Sonko à exploiter les règles internes pour contester l’autorité de la majorité. Au-delà du drame parlementaire, il soulève des questions sur la stabilité du gouvernement de Macky Sall, qui dépend fortement du soutien de la majorité à l’Assemblée. Les prochains mois pourraient voir une redéfinition des alliances, voire des appels à de nouvelles élections législatives si la crise s’étend.