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Sénégal : le président lance une commission anti-corruption controversée

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Sénégal : le président lance une commission anti-corruption controversée

Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une commission anti-corruption destinée à examiner les détournements de fonds publics depuis 2012, un

Contexte politique Le gouvernement sénégalais, confronté à une montée des accusations de malversations financières, a cherché à redorer son blason avant les législatives de 2027. La décision intervient après des pressions de la société civile et des bailleurs de fonds internationaux.

Composition et mandat de la commission La commission anti‑corruption sera composée de trois juges de la Cour suprême, de deux économistes de la Banque africaine de développement et de quatre experts indépendants. Son mandat couvre les affaires de détournement de fonds publics entre 2012 et 2025, avec un pouvoir d’enquête renforcé et un budget de 30 millions de dollars.

Réactions de l’opposition et de la société civile Le principal parti d’opposition, l’Alliance pour la République (APR), accuse le président de « politisation de la justice » et prévoit des manifestations dans les capitales régionales. Les ONG locales, tout en saluant l’initiative, réclament des garanties d’indépendance et de transparence.

Implications régionales et internationales La Banque mondiale et la Commission économique pour l’Afrique ont exprimé leur soutien conditionnel, soulignant que la réussite de la commission dépendra de la mise en place de mécanismes de suivi indépendants. Le Sénégal cherche à maintenir son statut de modèle de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.