Bassirou Diomaye Faye exige la continuité et la satisfaction des usagers des services publics
Perspective Newsroom ·
Le chef de l'État sénégalais a rappelé mercredi aux membres du gouvernement l'obligation de garantir la continuité des services essentiels – santé, eau, énergie
Contexte politique
Le président Bassirou Diomaye Faye, à la tête d'un gouvernement de coalition, a rappelé les engagements pris lors de son programme électoral de 2024, notamment la promesse d’un service public fiable. Cette prise de parole intervient alors que l’opposition parlementaire critique la lenteur des réformes et que les syndicats réclament des augmentations salariales dans le secteur public.
Priorités sectorielles
Faye a ciblé cinq piliers : les établissements de santé, la distribution de l’eau potable, l’alimentation en électricité, les services de téléphonie et l’approvisionnement des ménages. Chacun de ces secteurs souffre d’infrastructures vieillissantes et d’un financement insuffisant, aggravés par des hausses tarifaires qui pèsent sur les ménages les plus vulnérables.
Enjeux économiques
Le coût de la continuité des services se mesure en milliards de francs CFA. Le gouvernement envisage de mobiliser le Fonds de Stabilisation Énergétique (FSE) et de renforcer les partenariats public‑privé (PPP) pour les réseaux d’eau et d’électricité. Toutefois, la dette publique, déjà proche de 70 % du PIB, limite les marges de manœuvre budgétaire.
Perspectives et risques
Si les mesures annoncées ne sont pas traduites en actions concrètes, le risque d’agitation sociale s’intensifie, comme l’ont montré les protestations de novembre 2025 contre les coupures d’électricité. La capacité du gouvernement à harmoniser les réformes sectorielles avec les exigences de la communauté internationale – notamment les exigences du FMI en matière de transparence des dépenses publiques – sera déterminante pour la stabilité à moyen terme.