SenPerspective · Politique

Pastef intensifie la lutte sur le patrimoine public avec de nouvelles propositions législatives

Perspective Newsroom ·

Pastef intensifie la lutte sur le patrimoine public avec de nouvelles propositions législatives

Alors que la commission d’enquête parlementaire poursuit ses travaux, le député Amadou Ba pousse pour une refonte de la gestion du foncier public.

Contexte Le Parti Sénégalais du Travail (Pastef) a récemment annoncé une série de mesures visant à transformer le débat sur le patrimoine bâti de l’État en levier de réformes législatives. Cette initiative s’inscrit dans le sillage des travaux de la commission d’enquête parlementaire, créée en 2025 pour examiner la gestion du foncier public et les dépenses locatives de l’administration.

Les propositions du Pastef Le député Amadou Ba, porte‑parole de la commission, a présenté trois axes majeurs : 1. Inventaire exhaustif des bâtiments et terrains publics, afin de recenser les actifs inutilisés ou sous‑exploités. 2. Mise en place d’un cadre juridique renforcé pour la cession ou la location des biens publics, incluant des procédures d’appel d’offres transparentes. 3. Création d’une agence de gestion du patrimoine indépendante, chargée de superviser la valorisation des actifs et de réduire les coûts de location.

Réactions politiques Le gouvernement a accueilli ces propositions avec prudence, soulignant la nécessité d’un consensus bipartisan. Certains députés de l’opposition, toutefois, perçoivent la démarche comme une tentative du Pasteb de gagner du terrain avant les élections législatives de 2027.

Implications économiques et sociales Une meilleure gestion du patrimoine public pourrait libérer jusqu’à 150 milliards de FCFA de dépenses locatives annuelles, selon les estimations du ministère des Finances. Cela permettrait de réorienter les fonds vers des programmes sociaux prioritaires, notamment l’éducation et la santé. Toutefois, le risque de privatisations rapides soulève des craintes parmi les organisations de la société civile, qui redoutent une perte de contrôle sur des biens stratégiques.

Perspectives Les travaux de la commission se poursuivent jusqu’à la fin de l’année. Une première lecture du projet de loi devrait être présentée au Parlement en mars 2027, ouvrant la voie à des débats intenses et à d’éventuels amendements.