Projet d’aquaculture à Palmarin : une réponse durable à la crise de la pêche
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Face à la baisse des prises liée au réchauffement océanique, le projet pilote d’aquaculture de Palmarin, soutenu par l’Espagne et les autorités sénégalaises, mise en place deux cages en zone maritime pour diversifier les sources de protéines.
Contexte climatique et pression sur la pêche
Les eaux du golfe de Guinée affichent une hausse moyenne de température de 1,2 °C depuis 2015, affectant les stocks de sardine, de thiof et de mérou. Les communautés de pêcheurs de Fatick voient leurs revenus chuter de 30 % en moyenne, poussant les autorités à chercher des alternatives.
Le projet pilote de Palmarin
Initié par Atlantic Mariculture en partenariat avec l'Agence nationale de l’aquaculture (ANA), le projet prévoit l’installation de cages offshore en zone de 5 nm du littoral. Deux cages ont été mises en service le 12 octobre 2026, après une phase de test réalisée en 2025.
Financement et gouvernance
Le financement mixte combine 2 M € d’une aide espagnole au développement durable, 1 M € du budget sénégalais dédié à la sécurité alimentaire et 500 k € d’investisseurs privés. Un comité de pilotage conjoint assure la supervision technique et la conformité environnementale.
Perspectives économiques et sociales
Le modèle vise une production de 200 tonnes de saumon et de tilapia d’ici 2028, créant 120 emplois directs et soutenant la chaîne d’approvisionnement locale (alimentation, transport, commercialisation). Si les résultats sont concluants, le programme pourrait être répliqué le long de la côte sénégalaise et dans les pays voisins, renforçant la résilience des économies côtières face aux changements climatiques.